LA PLACE D’UNE FEMME

Je vous partage un article de plus venant de ma page facebook. Je relis souvent ce que j’écris et je pense qu’il était important qu’il soit partagé de nouveau ! Il date du 8 mars 2020.

Devons-nous nous abstenir de parler de nos sentiments ?

L’éducation que nous avons reçu a t-elle une incidence sur la manière que nous avons de communiquer ?

Faut-il contenir nos sentiments face à un homme susceptible ? Faut-il réellement prendre des pincettes pour aborder des sujets sensibles parce que nous sommes des femmes ?

J’étais en train de lire certains articles sur le consentement, les sentiments, beaucoup d’autres mots qui finissent par ‘ent’, tout en prenant un bon thé avant de réaliser que la femme dans cette société n’est toujours pas prise au sérieux.

La femme n’est toujours pas prise au sérieux !

Nous ne sommes pas prise au sérieux quand nous sommes irréprochables, n’en parlons pas quand nous faisons de notre mieux.
Nous n’avons toujours pas le droit de dire « NON » ! Sans que ne se déchaîne des préjugés monstrueux sur notre personne.

« Han cette femme a mauvais caractère »
« Han, elle est aigrie, frigide… »

Pour un « NON » ?

Désolée de vous dire ça mesdames, mais toutes les ethnies, classes sociales, statuts sont touchées.
Femme-boss, femme indépendante, femme célibataire, mère solo, femme mariée, fille , jeune fille …. Qui n’a jamais entendu ou ressentie le malaise se lire sur la tête d’un homme qui s’attendait à ce qu’on lui dise OUI ?

J’ai constaté quelque chose de très intriguant. Quelle est la raison pour laquelle entre femme nous ne nous soutenons pas ?

OKAY, J’ai ma petite idée car j’ai connu cette situation.

Une femme avec un job qui paie bien, bien entourée. Elle est socialement intéressante et s’entoure de personnes à qui elle souhaite ressembler ou qui lui ressemble. C’est compréhensible.
Sommes-nous obligées de traiter de cas soc. celles qui se trouvent à un rang social moins élevé que la notre ? Sommes-nous obligées de mépriser ou d’envier celles qui se trouvent à un rang social supérieure à la notre ?
NON : Inspirons nous ou soyons compatissantes.
J’ai été dans ces deux situations. Je me suis éduquée et j’ai très vite compris l’importance de se serrer les coudes pour les raisons qui vont suivre.

Maintenant, parlons bien.

[L’éducation des filles, ou la loi du silence]


« Tu es une fille, tu ne dois pas faire ceci, tu ne dois pas dire cela »
Cette phrase que pratiquement toutes les mères a inculqué a leur petite fille parce qu’elle même ont connu cette éducation.
Surtout l’éducation à la créole.
Ces femmes, nos mères, nos tantes, nos soeurs, nos grands-mères qui nous ont dit qu’ avoir un mari, des enfants, une maison étaient les choses les plus importantes de la vie d’une femme.
J’ai compris que dans certaines familles, dans beaucoup de famille, il existait cette loi du silence, cette loi qui interdisait aux petites filles, jeunes filles, femmes de parler des abus, des violences qu’elles subissaient.
Combien de fois ai-je lu la souffrance dans certains regards ?
Des femmes qui préféraient se taire que de voir les auteurs d’inceste, leur propre père, oncle, frère, mari ou même fils jugés et condamnés pour des faits très graves.
L’amertume. L’amertume qui me prends.
Elles n’osent pas en parler de peur des représailles de leur propre famille, du déshonneur, parce que c’est l’éducation qu’elles ont reçus. Elles prennent le risque de faire subir à d’autres petites filles, leurs petites filles les même abus.

Pourquoi ne parlent-elles pas ?
AUCUNE SOLIDARITE FEMININE !
Aucune personne pour les soutenir, seulement pour les dénigrer, douter de leur propos. Pourquoi prendraient-elles le risque d’entendre leur propre mère, soeur, tante, celles la même qui ont dit qu’avoir un mari, des enfants, une maison était le plus importante dans la vie d’une femme, leur demander :

« Es tu sûre que tu ne l’as pas cherché ? »
« Es-tu sûre que c’était lui ? »

Uniquement des phrases qui choquent mais qui sont réelles !

J’aimerai dire à toutes ces femmes qui subissent encore des sévices qu’elles ne sont pas toutes seules, qu’il existe des solutions… Il en existe très peu. Mais il ne faut jamais abandonner.
En voyant comment les coupables sont relaxés par manque de preuves. En voyant comment la voix des femmes comptent peu, en voyant comment entre femmes nous nous dénigrons, je me dis que et je comprends totalement leur position de ne rien dire et de continuer leur vie.
Je comprends celles qui se battent et je comprends celles qui ont abandonné en espérant un avenir meilleur.

Ne jugeons pas, mais soyons compatissantes.

Nous avons effectivement été éduqué majoritairement d’une manière assez restreinte mais nous pouvons nous reformater et recréer une éducation basée sur le respect, la communication, la confiance en soi, pas seulement l’excellence mais plutôt l’épanouissement. C’est possible et je vous invite à le faire. N’hésitez pas à envoyer un message en privé.

Je précise quand même que – Ce n’est pas à nous d’être coupable si une personne nous fait du mal. C’est à cette personne d’être jugée et de se faire soigner. Qu’on soit bien clair sur ce point.

[La légitimité des sentiments d’une femmes devient un complexe de plus en plus lourd dans la vision du couple d’aujourd’hui.]

Oui, car avoir des sentiments posent problème. Savoir les exprimer encore plus. Avoir conscience de qui nous sommes, de la force que nous avons, créer des complexes chez beaucoup d’hommes, malheureusement.
Il ne faut pas être trop intelligente, pas trop en dire sur comment nous voyons le monde sinon nous risquons de ne pas rester en couple. Il faut savoir être bonne et intelligente Petite pensée pour Lyvia Cairo – FR qui a traité ce sujet 😉

Certains hommes sont impressionnés, d’autres complexés, je ne sais pas, faut-il vraiment choisir entre être une femme-trophée ou être une femme sous-estimée de nos jours ?

Heureusement que tous les hommes n’ont pas eu la même éducation. Il existe des hommes bons, respectueux de la femme, Comment les reconnaître ? Avec le temps, avec l’intuition ? Je ne saurais pas vous dire !

Enfin bref, C’est un autre sujet.

Mais force est de constater qu’il est compliqué de se faire une place dans ce monde machiste. A tel point que beaucoup de femmes avant nous ont dû se battre pour se faire entendre devant un gouvernement composé majoritairement d’hommes.
Il y a moins d’un siècle de cela , une femme n’avez pas le droit à un compte en banque à son nom (1965), ou le droit de vote sans l’accord de son mari (1944).
Nous les femmes françaises, nous étions les propriétés de nos parents puis celles de nos maris et je ne parle pas des autres cultures.

Il est important d’éduquer les nouvelles générations de femmes à dire NON, comme il est important d’éduquer les hommes à bien se comporter.
Il est important de donner une voix à chacune d’entre nous, car ce que nous ressentons et vivons est légitime. Nous sommes mises de côté. Il est inconcevable qu’encore de nos jours des affaires de violences avérées soient classés sans suite.

Je rappelle que rien que pour l’année 2019, 149 féminicides ont eut lieu en hexagone. Que la plupart d’entre elles ont portés plaintes et qu’elles n’ont reçus aucun soutien ensuite.

Il est important de se rendre compte que la place de la femme n’est toujours pas établie dans les consciences.

L’égalité femme-homme ou la journée de la femme vont t-elles réellement régler ce problème ?
Elle va renforcer l’image de la femme dans le couple, les relations, c’est vrai mais elle risque également de creuser les écarts entre l’image fantasmatique de certains homme face à la femme. L’image de la femme douce s’effacera pour laisser place à la femme forte. Certains hommes sont-ils réellement préparer pour ce changement ?

[La culture du viol – #JaiPasDitOui]

Dans l’article que j’ai lu sur le consentement récemment, qui recueille le témoignage de près 100 000 femmes, il est dit que,
accrochez-vous bien, « 90% (soit 86 400 femmes sur 96 000) disent avoir connu une pression pour avoir un rapport sexuel »

Attendez, je vais rajouter des chiffres :

  • 60% (57 600 de femmes) ont connu à un moment donné de leur vie un premier rapport non consenti.
  • 53,2% (51 076 de femmes ) « déclarent avoir fait l’expérience avec un ou plusieurs partenaires d’un rapport sexuel avec pénétration non consentie »
  • 67,7% de ces 53.2% (34 575 de femmes) ont faits l’expérience de faits qui s’apparentent à une agression sexuel ou à un viol.
  • 64,8% de ces 67,7% (33 094 de femmes) expliquent que ça leur est arrivé plusieurs fois.

Si nous Ramenons tous ces chiffres aux fameuses 35 Millions de femmes recensées dans la population française, nous avons 31.5 millions vous avez bien entendus … 31, 5 millions de femmes qui ont connu une pression pour un rapport sexuel au moins une fois dans leur vie… Je vous laisse donc faire le calcul pour le reste.

Pensez-vous qu’il faille instaurer une loi sur le consentement ?

Article sur le consentement

Témoignages de femmes sur Twitter

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